Palau en apnée avec un Canon EOS 5D MarkII

Herbert Nitsch : un apnéiste autrichien qui récidive régulièrement dans la catégorie ‘records du monde’ (statique, dynamique, poids constant, no limit, …) ! Le voilà qui se promène à Palau en Micronésie et nous fait découvrir les fonds marins du coin : de quoi, pour moi, regretter de n’être qu’un simple « plongeur-bouteille » ! Ci-après, les 5 épisodes : la qualité d’image est là…

Rencontres des Iles d’Or

pour ceux qui veulent participer à une rencontre de photographes… voilà une occasion de plonger 3 heures du côté de Port-Cros et de partager vos images dans un cadre remarquable !

A noter que l’association organisatrice avait déjà créé l’évènement il y a quelques années en autorisant les retouches dans ce type de concours… voilà maintenant qu’elle amène une nouveauté en demandant à chacun de ramener 20 images au lieu des 5 ou 6 habituelles et, cela, sans contraintes de catégories : le photographe est à même de s’exprimer comme il l’entend !

Rencontre Photographique des Iles d'Or

BBC Wildlife Magazine : 12 leçons photo

Le magazine BBC Wildlife propose au téléchargement 12 leçons photo dédiées à la photo de nature et animalière. Ces articles parus en 2006 et 2007 offrent quelques astuces intéressantes : il serait dommage de s’en priver ! Suivez le lien suivant : www.bbcwildlifemagazine.com/masterclasses.asp !

Un raccourci vers celui qui est dédié à la photo subaquatique s’impose – le voilà : www.bbcwildlifemagazine.com/WL_JUL06_photoclass_FINAL_rev1.pdf !

Bien sûr, c’est en Anglais…

BBC Wildlife Magazine

Espace couleur

sRVB or Adobe RVB ? lequel choisir ! Voilà un paramétrage de nos boîtiers numériques qui sème un peu le trouble chez beaucoup. Bon nombre de personnes m’ont déjà demandé pour lequel opter… le problème est que la réponse n’est pas si simple. Pour les photographes voulant exploiter leurs images autrement que dans le simple cercle familial, il est primordial de préparer son matériel informatique au traitement des images colorées.

Vous avez certainement déjà entendu parler de la chaine graphique – on y trouve :

- les périphériques d’acquisition : scanners, appareils photos numériques, …
- les périphériques de sortie : écrans, imprimantes, photolabs, imprimeurs, …
- un (ou plusieurs) ordinateur(s) à même de procéder aux traitements, …
-

Pour que l’information reste cohérente de l’acquisition à l’édition, tous ces équipements se doivent de parler un même langage notamment en ce qui concerne la colorimétrie ! Il faut donc que chacun sache comment l’autre ‘conçoit’ les couleurs puisque le rouge clair pour l’un peut être rouge carmin pour l’autre et rouge bordeaux pour le troisième ! Il y a donc lieu de s’affranchir des problèmes d’échanges en caractérisant les couleurs de chaque périphérique concerné – il fallait donc un moyen de décrire les dites couleurs de manière indépendante !

La Commission Internationale de l’Eclairage (CIE) s’est déjà penchée sur le problème dans les années 30. A l’époque, l’ordinateur et ses périphériques n’étaient pas à l’ordre du jour mais on parlait déjà de caractérisation des couleurs telles qu’elles sont perçues par l’œil humain !

La CIE a définit, depuis, plusieurs espaces colorimétriques (ou gamut). Le plus connu pour la représentation de la vision humaine est l’espace CIE XYZ. C’est un modèle 3D qui a été « aplati » en 2D pour corriger, en simplifiant, un problème de similitude de couleurs en fonction du type d’éclairage. C’est le modèle CIE xyY : les couleurs sont définies au sein d’un repère orthonormé.

http://www.aquatilia.com/Blog/Articles/color/DiagCIE.jpg

On n’a commencé à s’intéresser à la représentation de ces couleurs sur nos systèmes informatiques qu’en 1993. En s’associant, huit grands professionnels de l’industrie ont constitué l’International Color Consortium (ICC – Comité International de la Couleur). On compte parmi les membres fondateurs les plus célèbres les sociétés Adobe Systems Incorporated, Apple, Microsoft et parmi les membres réguliers des sociétés bien connues comme Canon, Fuji, HP, Nikon, Xerox … Ce consortium a déterminé plusieurs profils dont le sRVB défini conjointement par Microsoft et HP dans le cadre de l’utilisation avec nos moniteurs et imprimantes et Adobe RVB défini par Adobe en 1998 pour se «fondre» au modèle CMJN utilisé dans l’imprimerie (la quadrichromie). Le graphe ci-après montre clairement à quelles couleurs se limitent ces deux profils dans le cadre du diagramme de chromaticité de la CIE.

 
 
Il est inutile de vouloir s’évertuer à comprendre ce graphe qui est des plus simplistes : il s’agit simplement d’un ensemble et de ses sous-ensembles ! En effet, le modèle CIE représente la vision humaine (l’ensemble de base), et les modèles sRVB et Adobe RVB représentent le gamut que savent reproduire ces modèles (les 2 sous-ensembles). On se rend vite compte que le modèle Adobe RVB est plus «évolué» que le sRVB puisqu’il contient ce dernier.

Dès lors, la question qui se pose est : «Adobe RVB ou sRVB» ? la réponse pourrait être simple… mais elle ne l’est pas ! En fait, certains périphériques sont à même de reproduire le profil Adobe RVB et d’autres non. Il est donc primordial de savoir à quoi nous destinons nos images (dans la mesure du possible bien évidemment).

Dans un cas plus général, on peut dire que si nous pensons faire des traitements informatiques de nos images avant de les livrer pour impression ou édition, il serait judicieux de choisir le profil Adobe RVB qui permet, au cas où, une conversion «limitative» vers le profil sRVB. Mais si nos images sont directement destinées à un labo photo ou a un affichage sur écran (ou projection) : il vaut mieux se limiter au sRVB !

Si le choix de base s’avérait ne pas être le bon au final, rien de grave en soit puisqu’il est très simple de faire une conversion de profil – mais cela n’a d’intérêt réel que si l’on passe à un gamut plus restrictif (de Adobe RVB à sRVB par exemple). Dans le cas contraire, l’intérêt existe si l’on effectue des traitements de fond sur l’ensemble des couleurs de l’image comme la modification d’un dégradé ou l’application de filtres colorés.

Restent les fichiers RAW : ils permettent une conversion de profil sans perte puisqu’ils contiennent les informations de bases perçues par le capteur – c’est en somme, la cerise sur le gâteau !

Mais à quoi bon ?
L’avantage de la photo numérique peut être, pour certains, de rester maître de la chaîne graphique et ce jusqu’au bout mais cela ne va pas sans contrainte puisqu’il est impératif de calibrer (ou d’étalonner) ses périphériques ! Pour cela, il existe des sondes qui mesurent la longueur d’onde émise par les couleurs reproduites afin de pouvoir caler nos périphériques.

Sonde

Pour le calibrage d’un moniteur, un logiciel interfacé avec la sonde en question posée à même l’écran va afficher les différentes teintes qu’il souhaite traiter pour pouvoir ajuster l’ensemble à un modèle générique. Mais avant cela, quelques réglages sont à faire : la luminosité, le contraste, la température de couleur et le gamma.

- la luminosité est souvent excessive sur les moniteurs TFT actuelles – il faudra donc la réduire – les professionnels précisent qu’il faut tendre vers une luminance de 85 à 90 cd/m2 pour le point blanc,
- la température de couleur doit être entre 5000 et 6500 K°,
- la correction gamma est une correction physique qui permet une reproduction fidèle de la luminance des valeurs RGB à l’écran. Si rien n’est précisé dans la documentation de votre moniteur, elle doit être réglée à 2,2 (1,8 pour les anciens Macintosh).

Tous ces réglages se font à l’aide du logiciel d’étalonnage… suivez le guide : ici le logiciel Monaco EZcolor (tous les logiciels fonctionnent un peu selon le même principe).

Pour commencer, il faut laisser votre écran se stabiliser en le laissant allumé pendant environ ½ heure. A partir de cet instant, la procédure peut débuter – en voici les différentes phases :

Le logiciel de calibrage génère au final un fichier ayant une extension ICC. C’est là le profil qu’il vous faudra utiliser et qui communiquera à votre carte graphique les informations d’étalonnage de votre écran.

Pour le calibrage de votre imprimante, il est nécessaire d’imprimer une charte colorée qu’il faudra scanner dans un second temps conjointement avec une charte IT8 que l’on peut acheter dans le commerce. Le logiciel fera le reste ! Là encore un fichier ayant une extension ICC sera généré.

Vous pouvez donc créer les fichiers de profil ICC propres à votre matériel, mais sachez qu’un certain nombre de profils ICC sont déjà mis à disposition sur votre PC lors de l’installation. Il y a aussi ceux que votre labo ou imprimeur pourront vous fournir pour être certain du rendu final de vos tirages : un critère de choix et de qualité pour votre éditeur donc !

Le matériel
Vous avez certainement déjà entendu parler de la chaine graphique – on y trouve :

- les sondes : les plus connues sont la gamme Spyder de Datacolor qui se décline en différents modèles de l’entrée de gamme au haut de gamme ! La référence absolue pour les professionnels est la sonde Monaco Optix XR (DTP94) de la société Xrite. Malheureusement elle n’est plus fabriquée mais il faut savoir que la société Integrated Color a racheté le stock restant et la commercialise avec un logiciel de calibrage via son site web (www.integrated-color.com).
- les imprimantes : c’est l’ordinateur qui gérera les corrections pour faire parvenir l’image à destination en bonne et due forme.
- les écrans : il vaut mieux se renseigner chez les professionnels de l’image avant d’investir dans un écran. Le prix des moniteurs spécialisés photo va de 400 à 3000€ mais ce n’est pas forcément les plus onéreux les meilleurs. On retiendra principalement des marques comme Nec ou Eizo (sachant que La compagnie ne fournit ni plus ni moins que des écrans Nec «déguisés»). Il faut savoir qu’il n’y a que très peu d’écrans qui vont au-delà du profil sRVB mais certains, aujourd’hui, affichent effectivement le gamut Adobe RVB (Nec 2690 wuxi notamment).
- les cartes graphiques : inutile de s’emballer pour des cartes haut de gamme et coûteuses – une carte simple suffira : les photos étant des images statiques il n’y a aucun besoin de performances accrues pour ce composant !

A noter qu’une caractéristique intéressante des cartes graphiques et des écrans peut être la compatibilité ‘DDC-CI’ (Display Data Channel – Command Interface). Cela permet de ‘piloter’ directement à partir de votre PC les réglages de l’écran et offre aux logiciels de calibrage, une interactivité directe pour mener à bien l’étalonnage !

Dans un monde parfait :

Vous avez acheté un bon moniteur, une sonde et le logiciel qui va bien. Vous voilà avec votre écran calibré et votre labo vous a donné le profil ICC de son laserlab. Il ne vous reste plus qu’à convertir le profil de votre image vers celui de votre laserlab pour que la photo soit éditée en respectant les couleurs affichées à l’écran (des retouches peuvent s’avérer nécessaires). Des logiciels comme Nikon Capture ou Adobe Photoshop vous permettront ces manipulations en un tour de main !
Le plus important, quoiqu’il en soit, est de savoir à quoi sont destinées vos images afin d’utiliser un espace couleur à bon escient !

Spider

La gestion de la couleur ne se limite pas aux propos tenus dans ce topo ; il existe un grand nombre de profils utilisés dans le monde de l’image. La compréhension de ce vaste ensemble et de ce qui tourne autour n’est pas forcément des plus aisés. Pour ceux qui souhaitent vraiment entrer dans le détail, l’idéal est se lancer dans la lecture avec, par exemple, le livre intitulé ‘Gestion de la couleur – Calibration et profils ICC’ par G. Niemetzky aux éditions Eyrolles.

‘couleurs du bleu’ au MIPE de Dol

http://www.aquatilia.com/Blog/201004/Logo-MIPE.jpg La 7ème édition du Mois International de la Photographie Eclectique de Dol de Bretagne (MIPE) se déroulera du 29 mai au 20 juin 2010. « Une manifestation qui prend de l’ampleur » (FR3 Bretagne), qui envahit la ville, qui s’étend jusqu’au Parc animalier de La Bourbansais, jusqu’au Domaine des Ormes à Epiniac, qui va accueillir quelque 38 photographes  dont une dizaine de photographes étrangers venant de pays comme le Congo, la Suisse, l’Allemagne, la Pologne ou encore du Portugal.

Une édition qui s’ouvre à la photo animalière avec la présence de photographes tels qu’Henry Ausloos ou encore Claude Ruff …, à la thématique de l’homme et de l’eau avec le récent académicien Lucien Clergue en figure de proue.

Bref une édition qui affiche clairement des ambitions que la Ville de Dol entend soutenir, avec la perspective de création d’un Centre Permanent de l’Image et du Son. A noter que se déroule parallèlement le Mois Off, avec une quarantaine de commerçants du centre ville impliqués…

Du 29 mai au 20 juin, à Dol de Bretagne, au coeur de la Baie du Mont-Saint-Michel.
Renseignements : 06 32 12 49 34

couleurs du bleu

Les lentilles en macro-sub !

Avant tout, un petit lexique :
- distance de mise au point (ou map) : la distance qui sépare le capteur du sujet,
- distance de travail : la distance qui sépare l’extrémité de l’objectif du sujet,
- aberration chromatique : elle se traduit par l’apparition de franges colorées sur les contours des éléments d’une image.

Il existe plusieurs moyens de modifier le rapport de grossissement d’un objectif :
- les multiplicateurs de focale : ils amènent une perte de luminosité ce qui n’est pas forcément gênant sous l’eau vu qu’on est (quasiment) forcé d’utiliser des flashs ! On conserve les propriétés de l’optique en termes de distance de mise au point minimale et maximale.
- les tubes d’extension : ils amènent eux aussi une perte de luminosité (moindre qu’avec les multiplicateurs) et diminuent la distance minimale et maximale de mise au point.
- les lentilles : elles n’amènent quasiment pas de perte de luminosité mais diminuent aussi la distance minimale et maximale de mise au point.

Quel que soit le dispositif retenu, il amènera une diminution de la profondeur de champs et une perte de qualité même si elle n’est que légère mais, d’un autre côté, il permettra de faire des images qu’on ne peut faire autrement. En soit, pour les photographes subaquatiques, ce qui est surtout gênant c’est qu’une fois dans un caisson sous l’eau on est tenu de faire du petit voire du tout petit. A cela, les lentilles peuvent avoir un avantage : il existe des modèles que l’on peut adapter à l’extérieur du caisson… sur l’avant du hublot – leur amovibilité permet de ne pas se cantonner à du tout petit durant toute une plongée !

Que ce soit pour la photo terrestre ou subaquatique, elles peuvent avoir des caractéristiques variées (et les prix qui en découlent) :
- achromatique ou non : les achromatiques sont constitués de 2 lentilles séparées par de l’air – cela permet de diminuer de manière conséquentes les phénomènes d’aberration chromatique. Il existe aussi les modèles apochromatiques qui sont constitués de 3 lentilles.
- dioptrie : Unité de puissance des systèmes optiques qui permet de calculer le taux de grossissement…

Avant de se lancer dans l’achat et l’utilisation de ce type de dispositif, il faut savoir que selon l’objectif utilisé « l’effet » ne sera pas le même ! En fait, 2 critères rentrent en ligne de compte :
- la focale : plus elle est longue, plus le grossissement sera important,
- le rapport de reproduction : plus il est important, plus le grossissement sera important.
Par exemple, avec une lentille +10, vous obtiendrez :
- avec un 105mm amenant un rapport de 1:1 > du 2.2:1
- avec un 105mm amenant un rapport de 1:2 > du 1.5:1
- avec un 60mm amenant un rapport de 1:1 > du 1.5:1

Pour faire plus simple, vous pouvez calculer grâce à l’utilitaire ci-dessous le rapport de grossissement en fonction de votre objectif et de la lentille utilisée.

Si on tient compte du fait qu’elles diminuent le distance de mise au point minimale et qu’elles amènent une perte de qualité, il vaut donc mieux les utiliser à bon escient ! A savoir mettre une lentille alors que le sujet est à la distance minimale de mise au point ou plus loin est tout sauf intéressant puisque contrairement à ce qui se dit souvent, elles n’ont pas un « effet loupe » dans ce cas. En effet, on n’obtiendra pas un grossissement mais, à l’inverse, une diminution de la taille de reproduction à quoi il faut ajouter une perte de qualité ce qui est tout l’inverse de l’effet désiré ! Pour bien faire, il faut donc d’abord tenter de prendre son sujet sans lentille en essayant d’atteindre la distance de map mini. Si vous sentez que vous pouvez vous approcher, là seulement vous aurez intérêt à ajouter une lentille à moins que votre distance de travail ne vous le permette pas !

Je vois beaucoup de photographes utiliser des lentilles avec le 60mm Nikon. Celui-ci a une distance de travail si faible qu’il est tout à fait inintéressant d’utiliser des lentilles avec puisqu’elle sera encore plus réduite (2 ou 3 cm) – si on ajoute l’épaisseur d’une lentille externe, on obtiendra forcément l’effet inverse de celui qu’on a cherché à savoir une diminution de la taille de reproduction du sujet avec, en prime, une perte de qualité !

Voilà un exemple d’image prise avec un 105mm permettant d’obtenir le rapport 1:1 et, pour l’image 2 et l’image 3, une lentille x10 ! On constate assez aisément qu’en étant à la distance minimale de mise au point la lentille n’apporte rien… au contraire !

Pour utiliser une lentille, préférez donc les optiques qui vous laissent au moins une dizaine de centimètre pour éclairer correctement votre sujet ! Bien sûr, ce qui est vrai en photo subaquatique ne l’est pas en photo terrestre où on n’utilise pas nécessairement un flash… et si on en utilise un on aura plus de facilités pour le placer comme il se doit !

Les « quelques » modèles du moment :

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_woopy.jpg Celle qui est communément appelé par nos amis anglo-saxons la ‘woopy’s diopter’ ! A ce que je sais, elle est de conception Nexus.

Ce n’est pas une lentille achromatique et, à ce titre, est la moins onéreuse des 3 citées ! C’est une ‘+3,3′ dioptrie environ et elle permettra d’aborder l’au-delà de 1:1 sans trop être effrayé par la difficulté de mise au point.

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_macromate.jpg Une des premières ‘+ 10′ achromatiques ! Conçu par Backscatter aux Etats-Unis, la qualité a été un axe majeur dans sa conception. Le prix qui en découle peut être rhédibitoire : 499$ pour la version de base et 599$ pour la version ‘flip’ qui permet de laisser la lentille sur le hublot durant toute la plongée.
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_subsee.jpg La dernière née puisqu’elle a une droit à un ‘lifting’ en début d’année 2010 : une ‘+10′ achromatique en verre ! Elle présage d’une qualité tout à fait honorable – la première version était déjà connue et reconnue pour ses qualités alors qu’elle n’était pas en verre. Cette deuxième mouture permet aussi une utilisation avec des appareils photo full-frame.

Pour ceux qui privilégient la qualité maximale, il peut être très intéressant d’utiliser des lentilles terrestres vissées directement sur l’extrémité de l’objectif, derrière le verre du hublot ! On trouvera son bonheur chez différents fabricants mais là aussi, pour que la qualité soit au rendez-vous, il faudra y mettre le prix. Je citerai notamment les Nikon 5T et 6T et les Canon 250d et 500d : des lentilles achromatiques qui font référence en la matière.

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_5T_6T.jpg

Les couleurs du bleu au Festival du film Animalier d’Albert

Le 20ème Festival International du Film Animalier aura lieu du 20 au 28 Mars 2010 à Albert du côté d’Amiens.

Le festival est une compétition officielle dans laquelle chaque film sélectionné est présenté à un jury international composé de personnalités reconnues pour leur compétence, leur engagement et leur connaissance de la faune et des milieux …

Parallèlement au festival, plusieurs expositions photos avec notamment les images d’Henri Ausloos et de ‘Terre Sauvage’.

Vous pourrez y retrouver mon exposition comprenant une vingtaine d’images subaquatiques…

Pour plus d’informations, suivez ce lien : www.fifa.com.fr – rendez vous à Albert ? ;)

couleurs du bleu

Championnats d’Alsace d’Apnée

J’ai pu participer à cette manifestation en tant que photographe et, vu que j’aime ça, ai à nouveau joué sur les vitesses lentes et, par conséquences, les flous !
Voilà donc quelques images que j’ai pu prendre le week-end dernier à Sélestat.
Merci aux apnéistes d’avoir joué le jeu ;)

Thierry Rolland

D’autres images sont en ligne à l’adresse www.aquatilia.com/ApneeSelestat

Mesurer la lumière

La mesure de lumière : un sujet qui en laisse plus d’un perplexe ! Ce faisant, on préférera se contenter de corriger son exposition en fonction de ce que l’on voit sur son écran et, pour les plus techniques, d’un histogramme qui n’est pas forcément parlant ! Comment éviter de laisser faire le hasard et assurer une image au premier shoot ?

A l’origine, la mesure de lumière se fait à l’aide d’un dispositif externe à l’appareil photo : le posemètre ! Il sera rapidement intégré aux boitiers et évoluera tout au long du siècle dernier vers les dispositifs aboutis qui équipent nos appareils photos aujourd’hui ! A noter que le posemètre intégré à nos appareils photos permet exclusivement d’effectuer une mesure en lumière réfléchie – le posemètre externe est, à ce titre, toujours encore utilisé puisqu’il permet d’effectuer une mesure en lumière incidente (sans tenir compte d’une réflexion quelconque). Pour nos images subaquatiques, il n’existe pas de posemètre étanche grand public mais il en existe dans le domaine professionnel.

Trois techniques distinctes :

Commençons par voir quelles sont les différentes solutions que nous offrent nos appareils photos pour mesurer la lumière.

- La mesure matricielle (Nikon) ou évaluative (Canon)
Cette mesure est la technologie la plus récente et la plus évoluée ! Avec cette mesure, les données de la luminosité de la scène sont calculées à l’aide d’un capteur à zone multiples (plus ou moins nombreuses et étendues selon le modèle). Chez Nikon (Canon peut être aussi), des données sont stockées sur le boitier incluant des paramètres de luminosité, contraste et zone AF sélectionnée, provenants de plus de 30 000 scènes réelles de prise de vue, utilisées comme référence. Ce mode peut convenir à bon nombre de photos terrestres mais il est à proscrire pour la photo subaquatique puisque l’on est principalement dans des situations de contre jour au flash.
- La mesure centrale pondérée
L’essentiel de la mesure porte sur une zone circulaire d’un diamètre 6 à 12mm mais elle tient tout de même compte de la luminosité globale perçue. La mesure se fait en fonction du collimateur sélectionné. Voilà un mode qui a tout son intérêt en photo subaquatique et qui mérite au moins l’attention de tous ceux et celles qui ne maîtrisent pas la mesure spot.
- La mesure spot
L’appareil photo mesure la lumière dans un cercle d’environ 3 mm de diamètre. La mesure se fait en fonction du collimateur sélectionné. Cette option garantit une exposition correcte du sujet pointé, même lorsque l’arrière-plan est beaucoup plus lumineux ou plus sombre. Voilà le mode que je préconise pour la photo subaquatique : on « cherche » la lumière en connaissance de cause !

Je vais me concentrer sur la mesure spot dans ce qui suit mais il faut s’avoir que cela peut s’appliquer aussi à la mesure centrale pondérée (la mesure spot amenant simplement un soupçon de précision en plus).

Le collimateur :

Selon le modèle d’appareil, les collimateurs sont plus ou moins nombreux : ci-après la visée d’un Nikon D90 avec ses 11 collimateurs et celle d’un D300 sur laquelle on peut en compter 51 !

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/ViseurD90.jpg http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/ViseurD300.jpg

Le collimateur permet avant tout de sélectionner l’endroit où l’on va faire la mise au point mais il permet aussi de faire une mesure de lumière en un endroit précis. A partir de là, il est assez aisé de comprendre qu’en mesure centrale pondérée ou spot il est important de pouvoir sélectionner son collimateur manuellement (mode AF sélectif par exemple).

Le barre-graphe :

Qu’il s’agisse d’un compact ou d’un reflex, dés lors que vous avez un appareil qui donne la possibilité de régler le diaphragme et la vitesse en mode manuel, le barre-graphe est présent sous une forme qui peut être différente d’une marque à l’autre, d’un appareil à l’autre ! C’est un indicateur qui vous aide à exposer correctement votre image et il est primordial d’en comprendre le fonctionnement.

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/ViseurBarreGraphe.jpg
en rouge : le barre-graphe affiché dans le visée d’un D300
Certains curseurs présentés sur ce barre-graphe sont fixes, d’autre sont mobiles. Chacun d’eux nous donne une indication essentiel dans le but de d’exposer notre photographie en connaissance de cause http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/BGiL.jpg
- Les curseurs colorés en jaune sont fixes – ce sont des repères, ils indiquent chacun 1 iL : sur la droite du chiffre 0, ils indiquent respectivement -1, -2 et 3 iL et à gauche +1, +2 et +3 iL.
- Les curseurs du bas, en bleu sont mobiles – leur nombre permet ici d’atteindre une précision d’1/3 d’iL.
- Les flèches blanches aux extrémités nous signifie, si elles sont visibles, qu’on est au-delà de +3 iL ou de -3iL : des valeurs à ne pas atteindre.

En fonction de la luminosité de l’endroit où l’on vise, précisément l’endroit où pointe le collimateur, le barre-graphe nous donne donc des informations sur l’exposition de notre image – quelques exemples :

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/BGOvEx.jpg http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/BGCentre.jpg http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/BGUnEx.jpg
sure-ex flagrante expo parfaite sous-ex flagrante
Sous-exposition d'un iL Sous-exposition de 2 iL Sous-exposition de 3 iL
sure-ex d’1 iL sous-ex de 2iL sous-exp de 3 iL

J’utilise ci-dessus le terme ‘exposition parfaite’ : il s’agit bien sûr d’une exposition parfaite en fonction de l’endroit où nous allons pointer notre collimateur. Afin d’illustrer mes propos, ci-dessous, j’ai profité d’un temps maussade sur une plage aux Bahamas : la différence de luminosité amenée par les nuages permet d’exposer la même image de différentes manières simplement en déplaçant le collimateur ! Pour faciliter la compréhension du phénomène, je me suis mis en priorité vitesse : je donne la vitesse, l’électronique de l’appareil sélectionne automatiquement le diaphragme en fonction de celle-ci.


Des exemples parlants :

L’image 1 nous montre le cliché avec une exposition calculée par la mesure matricielle. Les autres nous montre où était situé le collimateur et les paramètres de prise de vue engendrés (la vitesse étant constante puisqu’en mode priorité vitesse).

- pour comparer, il suffit de placer votre pointeur de souris sur l’intitulé désiré au-dessus de l’image -

Un autre :

Un troisième exemple :

On se rend assez facilement compte qu’en fonction de la luminosité ciblée à l’aide de notre collimateur, le rendu de notre image peut changer du tout au tout. Dans le cadre d’une exposition ‘normale’, on pourrait d’ailleurs penser que les images aux extrêmes sont sure ou sous-exposées (ce qui est certainement vrai ici) mais si nous cherchons à donner à un cliché une atmosphère particulière, c’est bien là un moyen de le faire ! Après tout, nos images sont elles vraiment là pour refléter la réalité ? je dirais que pour certaines, probablement… mais pour d’autres : libre à chacun de laisser faire sa créativité !


Dans l’absolu :

Pouvoir déplacer son collimateur a surtout un intérêt lorsque l’on fait la mise au point. Pour la mesure de lumière, ce n’est pas forcément intéressant surtout quand on travaille en mode manuel : il est bien plus simple de décaler sa visée pour que le collimateur soit à l’endroit désiré sans toucher à son emplacement dans le viseur. La procédure est la suivante :

- appuyer légèrement sur le déclencheur pour activer le posemètre de l’APN.
- cadrer la scène de telle sorte que le collimateur soit placé sur l’endroit ou l’on cherche à mesurer sa lumière.
- régler son diaphragme et sa vitesse en surveillant le barre-graphe
- recadrer la scène en prenant soin de la composer comme on le désire.
- déclencher

Je précise à nouveau que cela est valable en mode manuel et j’ajouterai que c’est vrai aussi en mode priorité vitesse ou diaphragme si on utilise conjointement la fonction AE lock qui permet de verrouiller l’exposition au moment où les paramètres de prise de vue son jugés ‘bons’ par le photographe.


Avec un flash :

Ce qui nous intéresse sous l’eau, c’est d’éclairer nos sujets avec une lumière artificielle : nous y voici ! Toujours sur une plage, voici une 1ère image prise en mesure matricielle. La seconde est prise en mesure sélective en « cherchant » la lumière dans le bleu du ciel entre certains de ces nuages (on est au Bahamas… tout de même ;) ). La 3ème est strictement identique à la deuxième mais le flash vient exposer le 1er plan ! Cette troisième image reflète parfaitement le principe de prise de vue des images subaquatiques au grand angle : une grande partie de l’image est prise en lumière naturelle, le 1er plan est éclairé par le flash !

…et en photo-subaquatique…

Si j’ai pris l’option d’expliquer la mesure de lumière avec des photographes terrestres, ce n’est pas pour rien :  c’est valable aussi bien sur terre que sous l’eau et vous ne serez pas obligé de plonger pour vous entraîner ! Mais, nous y voici enfin : comment appliquer tout ça lors de nos plongées ? Ci-après, 3 clichés que j’ai pris d’affilé au même endroit – je vais détailler la technique de ‘prise de lumière’ !

Pour la 1ère :

- le but est que mon binôme soit bien éclairé afin d’en pouvoir cerner les traits : j’utilise le collimateur central en le pointant au 2ème plan sur le haut de son corps et j’aligne le barre-graphe en sous-exposant légèrement (environ 1 iL) en actionnant mes molettes de réglage de diaph et de vitesse.
- je recadre le tout afin d’avoir une composition qui tient compte de l’ensemble des plans.
- je déclenche
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exA_160f8.jpg
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exA_.jpg

Pour la 2ème :

- le but est que le soleil présent au 3ème plan soit moins présent et que mon binôme ne soit plus qu’une silhouette sombre : j’utilise le collimateur central en le pointant aux ‘bordures’ du soleil et j’aligne le barre-graphe en sous-exposant de 2 iL.
- je recadre le tout afin d’avoir une composition qui tient compte de l’ensemble des plans.
- je déclenche
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exB_320f10.jpg
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exB_.jpg

Pour la 3ème :

- là, la chance me sourit : un poisson arrive et le bateau a bougé avec les vagues.
- je n’ai pas le temps de modifier mes réglages…
- … et je déclenche.
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exC_320f10.jpg
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exC_.jpg

Sous-exposer : voilà une astuce à retenir !

Le fait de sous-exposer permet d’obtenir un ‘bleu’ bien plus dense qu’il ne l’est dans la réalité. A quelle limite ? celle qui amènera votre bleu à être noir là où les eaux sont les plus profondes ! Pour la 1ère image je me suis contenté d’1 iL et le résultat sur mon écran m’a convaincu de passer à passer à 2 iL pour la suivante (comme quoi, même si on sait faire sa mesure de lumière, l’écran permet de peaufiner…).

Une précision qui a son importance : la démarche que je donne ci-dessus est valable pour tout appareil photo… mais l’endroit même où il faudra aller chercher la lumière dépend non seulement de celui-ci (marque et modèle) mais aussi des réglages appliqués sur votre boitier (contraste, balance des blancs, …)… sans parler votre approche photographique personnelle !

Le soleil dans l’image présente un cran de difficulté supplémentaire – pour ceux et celles qui débutent dans la mesure de lumière, je vous conseillerai de commencer par faire des images sans trop de contrastes afin de bien maîtriser la technique. Voici deux autres images qui sont bien plus simples à réaliser.

En lumière naturelle :

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exE_30f10.jpg
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exE_.jpg

En lumière mixte :

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exD_160f8.jpg
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtML/IMG_exD_.jpg

La valeur de sous-exposition utilisée pour ces 2 dernières images est à moins d’un iL. En tout évidence, il n’y a pas de règle absolue dans ce domaine : c’est au photographe de juger des valeur sà appliquer en fonction de la scène photographiée.

Pour finir :

Avec l’aide du cerveau, notre œil sait s’adapter en un rien de temps à différentes conditions de luminosité là où l’appareil photo est en déroute complète. Prenons le pire exemple qui soit : la mariée en blanc et le marié en noir ! Sur qui faire la mesure de lumière ? l’astuce pourrait être de la faire sur les 2 et de faire une moyenne…. c’est une bonne solution mais c’est plus difficile qu’il n’y parait : l’arrière plan va rentrer en ligne de compte ! Nous arrivons là à devoir opter pour un ‘choix photographique’ et pour beaucoup d’images, c’est en faisant le bon choix qu’on arrivera à faire celle qui sort du lot ! Pour y arriver ? de l’expérience et, comme pour mon poisson, de la chance

La question la plus posée par les photographes est « quel diaph et quelle vitesse as-tu utilisé pour cette photo ? » J’espère qu’avec cet article vous aurez compris qu’il n’y a pas de paramètres de prises de vue « tout fait » et que selon les conditions rencontrés (Méditerranée, Bretagne, Mer Rouge, Colombie Britannique, …) et selon la profondeur, mais aussi selon les nuages et leur densité, …, bref, …, selon la luminosité : tout est à faire !

Cela vous semble clair ? pas à 100% je suppose, mais rassurez vous : il n’y a pas de règle absolue pour faire l’image parfaite… faut-il encore qu’elle existe !

Petite anecdote pour terminer : l’image qui suit, c’est mon binôme qui l’a prise – je lui ai donné l’appareil photo en fin de plongée et elle a déclenché en laissant l’appareil photo réglé comme il l’était. Personnellement, je n’aurais jamais pris cette photo avec ces réglages…. comme quoi !

http://www.aquatilia.com/PictPub/SanSalvador/P740_026.jpg
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Aquamonde : le n° 31

Le numéro 31 du magazine Aquamonde est paru : vous y trouverez un topo sur l’entretien des batteries, une astue pour coller votre fibre optique à votre caisson et, pour ma part, un topo sur le recadrage avec vos logiciels « préférés ».

Ajoutez à ça de belles images de la Méditerranée et de l’Océan Indien…

Pour plus d’informations, voyez le site du magazine :

www.aquamonde-magazine.fr.