Archive(s) pour la catégorie ‘Matériel’

L’anti G11 arrive chez Nikon…

… le v’là… avec ses 10Mpix et son 28-200 – rien n’est encore officiel, mais ça devrait l’être sous peu ! En sous-marin, le gros ‘+’ qu’il pourrait avoir comparé au Canon : le TTL fonctionne même en mode manuel… et un autre ‘+’ à mon sens : ses RAW sont compatibles Nikon Capture.

P7000

son prédécesseur : le P6000

Nauticam : un 1er essai

Dans le cadre d’une rencontre de photographes subaquatique que j’organisais en Alsace ce week-end, j’ai pu tester un caisson de la marque Nauticam : celui du Nikon D90. Côté spécificités, il est équipé d’une prise synchro pour y connecter un flash mais aussi de 2 prises pour synchroniser des flashs via une fibre optique en slave TTL – le reste est comme ailleurs : tous les boutons nécessaires à la prise de vue sous-marine sont là ! La config incluait un hublot pour le Nikon AFS 60mm Micro et l’objectif en question !

Dans l’ensemble, pour le peu que j’ai pu voir, ce caisson est de bonne facture : la finition est très bien et la qualité de fabrication est au rendez-vous… Une petite inquiétude cependant au sujet du système de verrouillage « maison » des dômes/hublots : tiendra t’il le coup à long terme ? Ajoutez à cela qu’il n’est pas évident d’enlever le hublot/dôme sans avoir ouvert le dos et retiré le boitier au préalable : dommage quand on veut juste changer d’objectif entre 2 plongées… J’ai là un peu de mal à comprendre pourquoi chez Nauticam ils ont opté pour ce système alors que la baïonnette a fait ses preuves – peut être pour se démarquer de la concurrence ? Reste le seul vrai regret : celui que les boutons de diaphragme et vitesse soient un peu petits et même difficile à tourner en comparant avec les caissons que j’ai pu utiliser jusque là ! Le viseur, quant à lui, reste fidèle à celui des autres marques : rikiki mais de bonne qualité ! En clair, les angles sont difficiles à voir et il faut les regarder « un par un » pour être certain de son cadrage ! Celui qui optera pour ce caisson pourra néanmoins acquérir par la suite un viseur externe qui devrait régler le problème moyennant quelques deniers supplémentaires…

Un autre première pour moi, l’utilisation du Nikon 60mm f/2.8G ED AF-S Micro : il accroche vraiment bien celui-là contrairement au 105AFS de la même marque ! Je n’ai pas essayé en cas de faible luminosité, je pense voir ça ultérieurement ! Le hublot Nauticam laisse malheureusement trop d’espace devant l’objectif ce qui ne facilite pas l’éclairage du sujet au rapport 1:1 : dommage !

Reste l’iTTL en mode esclave : cela fonctionne vraiment très bien… l’ayant déjà utilisé avec un SB800 en caisson, cela ne me surprend pas ! Reste tout de même les limitations de l’iTTL qui font que je travaille systématiquement en manuel pour le réglage de mes flashs mais ce mode à le mérite d’aider les débutant à se concentrer sur le plus important : le bon diaph et la bonne vitesse ;) !

Eau douce

Les lentilles en macro-sub !

Avant tout, un petit lexique :
- distance de mise au point (ou map) : la distance qui sépare le capteur du sujet,
- distance de travail : la distance qui sépare l’extrémité de l’objectif du sujet,
- aberration chromatique : elle se traduit par l’apparition de franges colorées sur les contours des éléments d’une image.

Il existe plusieurs moyens de modifier le rapport de grossissement d’un objectif :
- les multiplicateurs de focale : ils amènent une perte de luminosité ce qui n’est pas forcément gênant sous l’eau vu qu’on est (quasiment) forcé d’utiliser des flashs ! On conserve les propriétés de l’optique en termes de distance de mise au point minimale et maximale.
- les tubes d’extension : ils amènent eux aussi une perte de luminosité (moindre qu’avec les multiplicateurs) et diminuent la distance minimale et maximale de mise au point.
- les lentilles : elles n’amènent quasiment pas de perte de luminosité mais diminuent aussi la distance minimale et maximale de mise au point.

Quel que soit le dispositif retenu, il amènera une diminution de la profondeur de champs et une perte de qualité même si elle n’est que légère mais, d’un autre côté, il permettra de faire des images qu’on ne peut faire autrement. En soit, pour les photographes subaquatiques, ce qui est surtout gênant c’est qu’une fois dans un caisson sous l’eau on est tenu de faire du petit voire du tout petit. A cela, les lentilles peuvent avoir un avantage : il existe des modèles que l’on peut adapter à l’extérieur du caisson… sur l’avant du hublot – leur amovibilité permet de ne pas se cantonner à du tout petit durant toute une plongée !

Que ce soit pour la photo terrestre ou subaquatique, elles peuvent avoir des caractéristiques variées (et les prix qui en découlent) :
- achromatique ou non : les achromatiques sont constitués de 2 lentilles séparées par de l’air – cela permet de diminuer de manière conséquentes les phénomènes d’aberration chromatique. Il existe aussi les modèles apochromatiques qui sont constitués de 3 lentilles.
- dioptrie : Unité de puissance des systèmes optiques qui permet de calculer le taux de grossissement…

Avant de se lancer dans l’achat et l’utilisation de ce type de dispositif, il faut savoir que selon l’objectif utilisé « l’effet » ne sera pas le même ! En fait, 2 critères rentrent en ligne de compte :
- la focale : plus elle est longue, plus le grossissement sera important,
- le rapport de reproduction : plus il est important, plus le grossissement sera important.
Par exemple, avec une lentille +10, vous obtiendrez :
- avec un 105mm amenant un rapport de 1:1 > du 2.2:1
- avec un 105mm amenant un rapport de 1:2 > du 1.5:1
- avec un 60mm amenant un rapport de 1:1 > du 1.5:1

Pour faire plus simple, vous pouvez calculer grâce à l’utilitaire ci-dessous le rapport de grossissement en fonction de votre objectif et de la lentille utilisée.

Si on tient compte du fait qu’elles diminuent le distance de mise au point minimale et qu’elles amènent une perte de qualité, il vaut donc mieux les utiliser à bon escient ! A savoir mettre une lentille alors que le sujet est à la distance minimale de mise au point ou plus loin est tout sauf intéressant puisque contrairement à ce qui se dit souvent, elles n’ont pas un « effet loupe » dans ce cas. En effet, on n’obtiendra pas un grossissement mais, à l’inverse, une diminution de la taille de reproduction à quoi il faut ajouter une perte de qualité ce qui est tout l’inverse de l’effet désiré ! Pour bien faire, il faut donc d’abord tenter de prendre son sujet sans lentille en essayant d’atteindre la distance de map mini. Si vous sentez que vous pouvez vous approcher, là seulement vous aurez intérêt à ajouter une lentille à moins que votre distance de travail ne vous le permette pas !

Je vois beaucoup de photographes utiliser des lentilles avec le 60mm Nikon. Celui-ci a une distance de travail si faible qu’il est tout à fait inintéressant d’utiliser des lentilles avec puisqu’elle sera encore plus réduite (2 ou 3 cm) – si on ajoute l’épaisseur d’une lentille externe, on obtiendra forcément l’effet inverse de celui qu’on a cherché à savoir une diminution de la taille de reproduction du sujet avec, en prime, une perte de qualité !

Voilà un exemple d’image prise avec un 105mm permettant d’obtenir le rapport 1:1 et, pour l’image 2 et l’image 3, une lentille x10 ! On constate assez aisément qu’en étant à la distance minimale de mise au point la lentille n’apporte rien… au contraire !

Pour utiliser une lentille, préférez donc les optiques qui vous laissent au moins une dizaine de centimètre pour éclairer correctement votre sujet ! Bien sûr, ce qui est vrai en photo subaquatique ne l’est pas en photo terrestre où on n’utilise pas nécessairement un flash… et si on en utilise un on aura plus de facilités pour le placer comme il se doit !

Les « quelques » modèles du moment :

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_woopy.jpg Celle qui est communément appelé par nos amis anglo-saxons la ‘woopy’s diopter’ ! A ce que je sais, elle est de conception Nexus.

Ce n’est pas une lentille achromatique et, à ce titre, est la moins onéreuse des 3 citées ! C’est une ‘+3,3′ dioptrie environ et elle permettra d’aborder l’au-delà de 1:1 sans trop être effrayé par la difficulté de mise au point.

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_macromate.jpg Une des premières ‘+ 10′ achromatiques ! Conçu par Backscatter aux Etats-Unis, la qualité a été un axe majeur dans sa conception. Le prix qui en découle peut être rhédibitoire : 499$ pour la version de base et 599$ pour la version ‘flip’ qui permet de laisser la lentille sur le hublot durant toute la plongée.
http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_subsee.jpg La dernière née puisqu’elle a une droit à un ‘lifting’ en début d’année 2010 : une ‘+10′ achromatique en verre ! Elle présage d’une qualité tout à fait honorable – la première version était déjà connue et reconnue pour ses qualités alors qu’elle n’était pas en verre. Cette deuxième mouture permet aussi une utilisation avec des appareils photo full-frame.

Pour ceux qui privilégient la qualité maximale, il peut être très intéressant d’utiliser des lentilles terrestres vissées directement sur l’extrémité de l’objectif, derrière le verre du hublot ! On trouvera son bonheur chez différents fabricants mais là aussi, pour que la qualité soit au rendez-vous, il faudra y mettre le prix. Je citerai notamment les Nikon 5T et 6T et les Canon 250d et 500d : des lentilles achromatiques qui font référence en la matière.

http://www.aquatilia.com/Blog/ArtLns/lns_5T_6T.jpg

Sagadive : un hublot macro extensible !

une nouvelle annonce de Sagadive : un port extensible qui fonctionne autant pour l’AFS 60 que pour l’AFD 105 Nikon ! Cerise sur le gâteau : il est disponible pour différentes marques de caisson dont Subal, Seacam, Sea & Sea, Nauticam, ….

Pourquoi personne n’y a pensé avant ? surtout que ça fait toujours ça de moins dans les bagages :-)

Pour plus d’informations : www.sagadive.com !

Le caisson Sea & Sea pour le D300s

Ca fait un moment que nous n’avons pas eu de nouveautés chez Sea & Sea, en voilà une toute fraîche : le caisson pour le D300s arrive sur le marché au courant du 1er trimestre – il se nomme MDX-D300s !

Ce caisson fait donc partie de la série MDX : un bloc aluminium creusé dans la masse… environ 2,5kg d’alu que vous pourrez emporter jusqu’à 60m de profondeur !

On notera tout de suite une petite nouveauté qui a été inaugurée sur le caisson du Nikon D700 et sur les caissons de la série RDX : des connecteurs pour fibre optique qui permettront d’utiliser des flashs sans cable synchro ! Le gros avantages pour ceux qui aiment ça : la compatibilité iTTL avec des flashs récents qui fonctionnent en slave ! Pour moi qui travaille exclusivement en manuel, ce n’en sera pas un plus mais, comme on dit, qui peut le plus peut le moins. Il y a aussi là les habituels connecteurs 5 broches type Nikonos qui permettront l’utilisation de flashs ‘standards’ !

Un autre constat regrettable si je le compare au caisson du Nikon D300 (MDX-D300) : la molette avant redevient une molette ‘comme les autres’… c’est bien dommage !

Côté prix, il est annoncé à environ 2300€ au japon, ce qui devrait l’amener à être vendu en Europe aux alentours de 2800/3000€ maximum !!!

SS_D300s.jpg